En octobre 2023, le CEATL a conduit une étude (https://www NULL.ceatl NULL.eu/wp-content/uploads/2024/04/CEATL_AI_survey_for_members NULL.pdf) portant sur l’IA et ses conséquences sur le travail et les revenus des traductrices et traducteurs littéraires. Ils et elles ont été environ 1 500, de 34 associations membres du CEATL, à répondre au questionnaire.
(https://www NULL.ceatl NULL.eu/wp-content/uploads/2024/04/CEATL_AI_survey_for_members NULL.pdf)Voici les principaux résultats
- La moitié des répondants déclarent avoir déjà utilisé volontairement des outils à base d’IA pour un projet de traduction littéraire, mais la plupart de manière très occasionnelle, et uniquement pour des expressions ou phrases isolées.
- Environ 70 % jugent le recours à l’IA pour leur travail pas du tout ou très peu utile.
- Jusqu’en novembre 2023, date de l’étude, seuls 10% environ des répondants avaient reçu une ou des propositions de post-édition sur des traductions générées par IA. Un tiers de ces derniers n’avaient pas du tout ou rarement été notifiés par le client que les textes qu’ils recevaient pour post-édition avaient été traduits par une machine. Ces tâches de post-édition étaient généralement rémunérés bien en dessous du tarif habituel de traduction. La plupart des répondants qui avaient déjà fait de la post-édition jugeaient la charge de travail équivalente ou supérieure à celle d’une traduction sans IA. Seulement 8 % s’étaient vu demander par des donneurs d’ouvrage de NE PAS avoir recours à l’IA pour une traduction littéraire.
- Interrogés sur leur attitude vis-à-vis du recours à l’IA, 74 % ont répondu : (très) négative, attitude qui reste la même vis-à-vis de la post-édition de textes générés par IA pour la traduction littéraire.
- 69 % des répondants jugent (très) important de notifier le donneur d’ouvrage lorsqu’on a recours à l’IA sous quelque forme que ce soit pour un projet de traduction littéraire.
Les résultats montrent que les traductrices et traducteurs en général (ainsi que d’autres personnes dans le monde de l’édition) s’inquiètent des mauvaises utilisations de l’IA, et que la propagation de cette dernière doit être surveillée avec attention.